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LOS! n°60

Typhoon

Le sous-marin de l’Apocalypse

Au sommaire du n°60 - Mars/Avril 2022

+ Typhoon
Le sous-marin de l’Apocalypse

+ Pansarskepp classe Sverige
Les mini-cuirassés suédois

+ Killer Hunt
Les patrouilleurs de l’USAAF et de l’US Navy contre les U-Boote

+ Destins de corsaires
Les combats des SMS Wolf (II) et Seeadler

+ ¡ No pasaran !
Les premiers combats navals de la guerre d’Espagne (2e partie)

+ Suborama
Thaïlande

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Au sommaire du n°60 - Mars/Avril 2022

Typhoon

Le sous-marin de l’Apocalypse

Quand on y réfléchit, lancer une fusée stratégique depuis une centrale nucléaire évoluant sous la mer est probablement ce qui se fait de plus dangereux et de plus techniquement compliqué dans notre monde moderne. C’est pourtant le rôle des sous-marins qui assurent la dissuasion nucléaire. Au cours de la guerre froide, les Soviétiques ont voulu garantir leur supériorité dans ce domaine en concevant le plus grand et le plus puissant des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Mais qui sème le vent récolte le Typhoon.

Pansarskepp classe Sverige

Les mini-cuirassés suédois

Au tout début du XXe siècle, alors que le Royaume-Uni et l’empire allemand sont en pleine course aux armements navals, la Suède planifie la construction de sa propre classe de cuirassés. Toutefois, le terme de cuirassé est peut-être inapproprié, le Pansarskepp étant littéralement l’équivalent suédois du Panzerschiff allemand. En effet, la classe Sverige (« Suède »), aussi connue sous le nom de classe Gustaf V, correspond davantage au « cuirassé de poche » avec ses 7 700 t et ses quatre canons de 283 mm. La prise d’une telle décision en 1906, alors que la Royal Navy vient de redéfinir la construction navale en se dotant du HMS Dreadnought de 18 420 t et armé de dix canons de 305 mm, n’est pas irréfléchie.

Killer Hunt

Les patrouilleurs de l’USAAF et de l’US Navy contre les U-Boote

Affirmer qu’en 1941 les moyens aériens consacrés par les États-Unis à la lutte anti-sous-marine (ASM) sont nettement insuffisants tient de l’euphémisme ! À dire vrai, rien ou presque n’a été entrepris dans ce domaine au cours des quinze années qui ont précédé le conflit.

Destins de corsaires

Les combats des SMS Wolf (II) et Seeadler

Quand il reçoit le compte-rendu de position 7I, Ozawa fait mettre cap au sud sud-est aux 1re et 2e divisions afin de conserver un écart de 380/400 nautiques avec les Américains ; dans le même temps, Kurita et Obayashi poursuivent au nord-est afin d'orchestrer la première frappe japonaise. Placés sous le vent dans l'ouest des Américains, les porte-avions d'Ozawa disposent d'un gros avantage : face à l'alizé de sud-est, leur route aviation les rapproche de la TF 58 alors que, pour Mitscher et ses Task Group Commanders, lancer ou ramasser une pontée signifie devoir faire route vers l'est et s'éloigner parfois de 20 nautiques de l'adversaire.

¡ No pasaran !

Les premiers combats navals de la guerre d’Espagne (2e partie)

De la guerre d’Espagne, on ne connaît généralement que quelques grandes opérations ou évènements célèbres : les offensives autour de Madrid, la bataille de l’Èbre, Guernica, la Légion Condor, etc. Les combats navals n’en font pas partie et rares sont les personnes qui en connaissent les enchaînements alors même qu’ils jalonnent le conflit de juillet 1936 à mars 1939. Certains engagements ont une importance stratégique, d’autres sont anecdotiques. Tous méritent d’être tirés de l’oubli.

Suborama

Thaïlande

À partir du XIXe siècle, le royaume du Siam souffre de la convoitise des puissances coloniales occidentales qui lorgnent sur plusieurs régions de son territoire. Sur sa frontière Est, la France ne cesse ainsi d’élargir sa colonie indochinoise à ses dépens, en lui prenant successivement le Cambodge et le Laos, tandis qu’au nord et au sud, le Royaume-Uni fait de même en s’étendant en Birmanie et en Malaisie. De 1868 à 1910, le Siam est ainsi amputé de 456 000 km², même si sa préservation en tant qu’état fait l’objet d’un accord franco-anglais. Pour ne pas subir le sort des royaumes voisins transformés en protectorats ou en colonies, il signe une série de traités formalisant ses frontières et décide de moderniser ses forces armées. C’est ainsi que la Marine siamoise demande dès 1910 à pouvoir acquérir à l’étranger des sous-marins, ce qui lui est refusé pour d’évidentes raisons budgétaires. Le 24 juin 1932, un coup d’État met fin à 800 ans de monarchie absolue dans le pays, et instaure une monarchie constitutionnelle qui tombe rapidement aux mains des militaires et des nationalistes. Peu après, le très fascisant général Phibun Songkhram prend le pouvoir et se rapproche du Japon et de l’Italie.