

StuG III
Le sauveur de la Panzerwaffe
Au sommaire du n°43 - Mai/Juin 2014
+ Stug III
Le sauveur de la Panzerwaffe
+ DOSSIER : Les Titan de Staline
+ Jagtiger
Gaspillage de ressources ou arme absolue ?
+ Carro Verdeja N°1
Le fruit d'une longue expérience
+ Les chars de Saddam
Le pragmatisme comme objectif
+ Flammpanzer II
Le pyromane blindé
+ Comparatif
Light tank M3 Stuart I vs Type 95 Ha-Go
+ Actu : Fédération de Russie vs Ukraine
Et si l'Armée russe envahissait l'Ukraine ?
Au sommaire du n°43 - Mai/Juin 2014
Bien que moins mis en avant que les Panzer, le Sturmgeschütz III est le blindé le plus produit par le III. Reich durant la Seconde Guerre mondiale, avec plus de 10 000 exemplaires. Sous les couleurs allemandes, ce canon d’assaut combat de mai 1940 à mai 1945 sur tous les fronts et n’est supplanté dans la longévité que par le Panzer IV qui participe à la campagne de Pologne en septembre 1939. Dans la lutte qui oppose la Wehrmacht à l’Armée rouge est souvent mis en avant le rôle d’égalisateur, en termes de qualité, joué par les Tiger et autres Panther. Pourtant, cela serait oublier bien vite l’impact du StuG III sur les batailles, au point que celui‑ci a, sans doute, sauvé la Panzerwaffe d’un effondrement prématuré !
Bien que produit à moins d’une centaine d’exemplaires, soit une goutte d’eau à l’échelle de la Seconde Guerre mondiale, le Jagdpanzer VI Ausf. B Jagdtiger a fait l’objet de nombreuses études techniques auxquelles il n’est quasiment plus possible d’ajouter la moindre précision. Si la première partie de cet article retrace les grandes lignes de sa conception, elle s’attaque aussi à mettre en avant ses points forts afin de construire un cadre dans lequel sera abordée cette question légitime, au vu de son action sur le terrain : le Jagdpanzer VI Ausf. B Jagdtiger doit‑il être considéré comme un gaspillage de ressources ou une arme absolue ?
Lors de la guerre d’Espagne (du 17 juillet 1936 au 1er avril 1939), bien que l’Allemagne et l’Italie fournissent respectivement 122 Panzer I et 155 tankettes L3 aux troupes nationalistes, ces dernières poursuivent l’idée de concevoir un engin spécifiquement espagnol destiné à contrer les chars légers T‑26 qui surclassent les matériels alignés par les hommes de Franco.
Même si elle n’a pas les capacités de produire des engins blindés de A à Z, l’industrie militaire irakienne, sous le régime de Saddam Hussein, a à son actif quelques réalisations reprenant des bases existantes. Il ne s’agit nullement de moderniser un véhicule pour le porter à un standard supérieur mais, la plupart du temps, de l’adapter aux besoins de l’Armée irakienne. Le plus connu est l’Asad Babil ou « Lion de Babylone », un char T‑72M1 (version export) modifié, mais le T‑55 reçoit également son lot de transformations sous la désignation « officieuse » d’Enigma.
Malgré les apparences, les forces armées du III. Reich sont loin d’être de fervents partisans des blindés lance-flammes. Mais Adolf Hitler, qui se passionne pour toutes les questions d’armement, s’investit personnellement pour développer les programmes des Flammpanzer. Le domaine purement technique dépasse quelque peu le Führer, mais cela ne l’empêche toutefois pas d’intervenir avec passion dans leur conception, avec plus ou moins de bonheur. Un état de fait qui aboutit à la fabrication de pléthore de modèles différents, à chaque fois dans des quantités relativement restreintes. Comme à leur habitude, les ingénieurs germaniques vont piocher dans leur arsenal de chars périmés pour tenter de leur offrir une seconde carrière militaire et ainsi ne pas entraver la production de machines plus modernes et vitales pour la Wehrmacht.
Les relations entre les dirigeants de la Fédération de Russie et le nouveau pouvoir politique en Ukraine demeurent, à l’heure où ces lignes sont écrites, des plus tendues au sujet de la Crimée et de ses ports stratégiques sur la mer Noire. Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) n’est, pour l’instant, pas parvenu à adopter une position commune sur cette crise. Il est vrai que Moscou, membre permanent du Conseil, dispose d’un droit de veto et, à ce titre, peut bloquer toutes les décisions prises.